Des outils facilitants, une langue commune pour tous : le PCQ déposera un nouveau projet de loi pour l'apprentissage du français

Des propositions inspirées du Rapport Samson

Les propositions du PCQ s’inspirent directement du Rapport Samson déposé en 2016 par madame Samson elle-même. Ce rapport visait à faire un bilan des politiques visant à promouvoir le français. Il concluait à l’époque que « le recul de la francisation au Québec n’est pas attribuable à un manque d’intérêt des immigrants pour le français, ni à l’absence de dévouement des intervenants en francisation, mais à la négligence du gouvernement du Québec dans ce dossier depuis une quinzaine d’années. L’augmentation drastique des seuils d’immigration combinée à une réduction des ressources consacrées à la francisation a produit des effets déplorables. » Si les conclusions demeurent toujours d’actualité, le gouvernement de François Legault en a fait la Loi 96, dont les mesures coercitives vont totalement à l’encontre de l’esprit du rapport déposé par Madame Samson :

« La langue française est le socle de l’identité québécoise, tout le monde est d’accord là-dessus. Mais la Loi 96 n’est pas la bonne solution au déclin du français au Québec. C’est une loi de nature politique qui divise et qui vise, notamment, la communauté anglophone du Québec. Un coup de barre doit être donné pour consolider la position du français au Québec comme langue commune, en commençant par l’amélioration des mesures visant à faciliter son apprentissage par ceux et celles qui choisissent de venir vivre ici. Le Parti conservateur, lui, veut proposer un nationalisme positif et non diviseur », a souligné Monsieur Duhaime.

Le Parti conservateur propose donc une série de mesures pour améliorer l’apprentissage du français et faire de la francisation une véritable priorité nationale.

Protéger notre langue commune, partager la culture québécoise

Le Parti conservateur propose de protéger le français au Québec par l’implantation des mesures suivantes :

  • À travers un guichet unique, le PCQ propose un parcours de francisation personnalisé et clé en main aux immigrants adultes, les dirigeant vers une formation adéquate et allégeant les obligations administratives qui leur incombent actuellement ;
  • Une mission claire et des ressources appropriées pour l’Office québécois de la langue française (OQLF);

  • Un Commissaire à la langue française pour recevoir les plaintes du public et présenter des recommandations;

  • Un cursus de francisation obligatoire pour les nouveaux arrivants ayant une maîtrise insuffisante de la langue commune. Ce programme, d’une durée allant de 30 à 72 semaines, comprendrait un volet d’initiation aux réalités québécoises, sa culture, ses institutions et ses valeurs, de même qu’un volet axé sur le domaine professionnel;

  • Donner la priorité au projet visant l’apprentissage du français en entreprises dans le financement accordé par le Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre;

  • Instaurer des programmes de francisation sectoriels pour les PME de la grande région montréalaise;

  • Freiner l’usage généralisé de l’anglais dans les interactions de la fonction publique québécoise avec les allophones.

« Je souhaite que les immigrants que nous accueillons ici s’intègrent à notre société et s’épanouissent parmi nous. Ce sont eux les premières victimes des ratés de la francisation au Québec, alors que celle-ci devrait être considérée comme une opportunité formidable, un véritable passeport pour une intégration réussie à la société québécoise, en même temps qu’une source de fierté pour celle ou celui qui parvient à atteindre la maitrise de notre langue. Je le dis sans ambages : l’accès à la francisation devrait être un droit pour tous les immigrants et la responsabilité de fournir ce service essentiel pour notre société est un devoir du gouvernement du Québec », de conclure le chef conservateur.

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  • Véronique Gagnon
    published this page in Communiqués 2022-09-13 13:09:18 -0400